Marie-Christine LLorca

08 décembre 2020

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ÉCRITURE DIGITALE, OBSERVER QUELQUES REGLES

ÉCRITURE DIGITALE, OBSERVER QUELQUES REGLES

Le parcours de formation à distance doit être balisé par des petits textes clairs qui interpellent les apprenants et leur donnent le sentiment d’avoir un interlocuteur en face d’eux.

Comment donner aux apprenants une bonne compréhension des différentes étapes du parcours de formation ? “En utilisant des écrits qui structurent l’apprentissage”, soutient Marie-Christine Llorca, fondatrice et directrice du centre de formation de formateurs et d’ingénierie Ago, situé à Toulouse.

Interview de Mireille BROUSSOUS- INFFO FORMATION

Des écrits qui tracent le chemin

Première famille d’écrits, ceux qui expliquent le mode d’emploi du support. “Ce sont des écrits qui indiquent ce qui se passe entre l’œil et la main, sur quel bouton il faut appuyer pour prendre la parole, envoyer un texte, revenir en arrière, etc. Ce mode d’emploi est essentiel car, sinon, les apprenants se découragent”, observe Marie-Christine Llorca.

Ces écrits explicitent également les modalités et les différents enchaînements de la formation au cours d’une journée : classe virtuelle, production personnelle, travail en petits groupes, etc.

Les consignes font partie d’une deuxième famille d’écrits. Il faut recourir à des verbes cognitifs tels que trier, combiner, contribuer à, résoudre, synthétiser, etc. Elles doivent être précises et détaillées.

Dynamiser l’apprentissage

Il est essentiel de s’adresser directement au stagiaire en adoptant un ton proche de l’oral. “Plutôt que d’écrire : « Chapitre 1, introduction à la pédagogie », mieux vaut indiquer : « Ça y est, on démarre, la pédagogie n’aura plus de secret pour vous ! »”. Ce ton est réconfortant pour l’apprenant, il sait que quelqu’un s’adresse à lui. Par ailleurs, ce séquençage donne du rythme aux propositions d’apprentissage. Et c’est à partir de cet écrit que se déploie la relation de tutorat.

L’écrit, base de l’échange
avec le formateur

Un ton familier interpelle l’apprenant et le stimule. Cela crée ensuite, lors des échanges téléphoniques, de SMS , forums ou de mails une relation simple et de proximité avec le formateur. “Il faut s’autoriser ce ton dynamique et ne pas hésiter à recourir à un peu d’humour pour toucher le stagiaire. Bien sûr, il doit être bienveillant et non pas ironique. Et, il ne faut pas manier l’humour au point de distraire l’apprenant de son objectif d’apprentissage”, conclut Marie-Christine Llorca.

Trouver le bon ton

Pour trouver le ton juste dans ses écrits, c’est-à-dire un ton dynamique et proche de l’oral, il ne faut pas hésiter à lire à voix haute ce que l’on a écrit et à s’enregistrer. Cela permet de rectifier le tir si le style est trop formel ou manque de peps.

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